Marché, baisse des charges, protection des cultures et biocarburants :
Christophe Terrain présente à Dominique Bussereau
quatre dossiers prioritaires pour les producteurs de maïs
18/01/2005
Lors de sa rencontre avec Dominique Bussereau, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et de la ruralité, le 18 janvier, Christophe Terrain, Président de l’Association Générale des Producteurs de Maïs a attiré l’attention du Ministre sur quatre dossiers prioritaires pour les producteurs de maïs :
Dans une Europe à 25, avec une production de céréales abondante, l’exigence de compétitivité est accrue. C’est particulièrement vrai en maïs dont le marché est devenu structurellement excédentaire. Il est donc judicieux d’envisager des restitutions à l’exportation pour les céréales, moins coûteuses pour le budget européen que l’intervention, d’autant que l’UE souffre de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro. Dans ce contexte, les conditions de production doivent être améliorées. La baisse des charges est indispensable à la pérennité des exploitations. Des solutions existent, elles ont été répertoriées dans un livre blanc élaboré par l’AGPB, l’AGPM et la FOP. Elles doivent être prises en compte dans l’élaboration de la future loi d’orientation agricole.
Il faut impérativement éviter que certaines charges, comme l’électricité, augmentent fortement, sans quoi des filières entières seront mises en péril. L’AGPM a demandé le maintien du tarif d’été pour tenir compte de la spécificité agricole.
Christophe Terrain a également rappelé l’indispensable besoin de protéger les cultures et de pouvoir recourir aux technologies modernes comme le traitement de semences. Il est fondamental qu’une stratégie nationale sur la santé des végétaux et la protection des cultures voit le jour. Le Président de l’AGPM a renouvelé au Ministre son souhait de voir toutes les données prises en compte dans l’analyse du dossier traitement de semences.
Enfin, Christophe Terrain a rappelé à Dominique Bussereau les espoirs que le débouché biocarburants soulevait chez les producteurs de cultures arables, désemparés par des marchés moroses. Il est important que le plan gouvernemental de développement des biocarburants, qui devrait prochainement être annoncé, soit en phase avec la loi de finance 2005 et acte une programmation jusqu’en 2010. Il est également important que ce plan fasse toute sa part à l’éthanol, avec une répartition harmonieuse sur l’ensemble du territoire national et des filières blé, betteraves et maïs concernées.