Face au contexte de sécheresse hivernale, des choix de modification d’assolement ont été faits, dans la mesure du possible, et les agriculteurs ont donc pris leurs responsabilités.
Semer du maïs aujourd’hui est raisonnable :
- D’abord parce que le maïs fourrage est la meilleure sécurisation de l’alimentation de nos troupeaux, même en année de sécheresse, celle de 2003 l’a bien montré,
- Ensuite parce que la France est en zone tempérée et que l’on peut donc s’attendre à un printemps pluvieux, voire à un été arrosé, qui limiteraient ainsi les besoins des cultures en irrigation. Rappelons que seul 1 hectare sur 4 de maïs est irrigué. L’année 2002, qui a connu une sécheresse hivernale sensiblement identique à cette année avait ainsi appuyé en ce sens le « bon sens paysan » : faisons confiance à la nature !
- Enfin parce qu’en cas de restrictions de prélèvements, les agriculteurs irrigants ont toujours démontré leur savoir-faire en matière de gestion de la ressource et de respect de la réglementation.
Alors que le projet de loi sur l’eau est en lecture au Sénat, il est bon de rappeler que les irrigants gèrent l’eau au mieux et qu’ils attendent des dispositions législatives fortes en faveur du stockage de la ressource, permettant de satisfaire aux besoins du milieu sans mettre en péril les activités économiques par des interdictions de prélèvement.
Le maïs, qu’il soit irrigué ou non, est une richesse pour la production agricole française. Les agriculteurs peuvent être fiers de commencer à le semer.