Une société sans innovation est une société en déclin
12/09/2005
Alors que des décisions de procès viennent d’être rendues ou sont imminentes à Rodez, Riom…, résultant de destructions de parcelles d’expérimentations OGM, l’Association Générale des Producteurs de Maïs (A.G.P.M.) rappelle sa position : priver la recherche française des capacités d’évaluation au champ de ses innovations, c’est priver son agriculture et son économie des progrès qu’apportent les biotechnologies. C’est aussi condamner son pays à la dépendance de sa recherche publique et privée.
Face aux destructions à répétitions des essais de variétés OGM, l’A.G.P.M. souhaite rappeler l’importance que constituent la recherche et l’innovation dans les productions végétales pour assurer le développement de notre agriculture et répondre aux attentes de la société. Les OGM constituent en effet un outil complémentaire de la recherche qui permet aujourd’hui d’obtenir des plantes pouvant répondre à des besoins hier impossibles à satisfaire, tant au niveau agricole qu’environnemental.
Pour être cultivés et consommés, les OGM doivent faire la preuve de leur innocuité au travers d’expérimentations, tant au niveau de la santé que de l’environnement. Et sur ce point, la réglementation européenne est particulièrement exigeante. Toutes les variétés OGM autorisées à la culture ou à la consommation dans l’Union Européenne répondent à ces exigences. Rappelons également que les cultures transgéniques sont une réalité économique dans le Monde depuis 10 ans avec une superficie de 81 millions d’hectares, et ce en toute sécurité.
Faire fi de cette réglementation et détruire les essais implantés en toute légalité sous couvert de « désobéissance civile », c’est participer au déclin de l’agriculture française, à la délocalisation de sa recherche et priver la société de nouveaux produits. Face à une telle intolérance, nous souhaitons vivement que ces actes de destructions soient jugés dans la plus stricte application du droit, en respect pour notre recherche publique et privée.
Ce n’est que par l’arrêt de ces destructions que nos agriculteurs et nos filières pourront avoir accès au progrès que constituent les biotechnologies et les OGM.