Cultures arables : une situation rarement connue qui appelle des mesures d’urgence
04/10/2005
Le projet de budget 2005 de l’Agriculture présenté par Monsieur Bussereau est certes une affaire importante et les producteurs de céréales ne le négligent pas. Mais, comme l’ont montré leurs interventions lors du Conseil National de la FNSEA du 29 septembre, ils sont avant tout préoccupés par la gravité de la situation sur leurs exploitations, qui nécessite une action forte du Gouvernement.
Après 2003, année marquée par une très mauvaise récolte, puis 2004, où la chute des prix a plus que contrebalancé le bon niveau des rendements, 2005 voit le secteur céréalier pris en tenaille entre un recul sensible des récoltes et un prix toujours au plus bas. Il est en outre le secteur où, compte tenu de la consommation de carburant et d’engrais, le choc pétrolier coûte le plus; où, par ailleurs, la modulation de 3 % des paiements directs, nouvelle charge qui apparaît cet automne, aura le plus d’impact.
Dans cette situation rarement connue, les trésoreries sont au plus bas et des mesures d’urgence sont indispensables : - il faut que le versement des paiements directs soit anticipé, comme cela a été demandé aux Congrès de l’AGPB et de l’AGPM . Ce type de mesure a été décidé pour d’autres secteurs de notre agriculture. L’état du nôtre justifie qu’il en bénéficie également. - il est nécessaire que, respectivement, les caisses de M.S.A. et les Services de recouvrement des impôts consentent au report des paiements de cotisations sociales et de la taxe sur le foncier non bâti. L’AGPB et l’AGPM demandent à la Caisse Centrale de Mutualité Sociale Agricole et au Ministère de l’Economie et des Finances de donner des instructions en ce sens.
Les autres organismes -banques, sociétés d’assurances- vis-à-vis desquels les producteurs de céréales ont des échéances de paiement doivent également se tenir à l’écoute de leurs préoccupations.
L’AGPB et l’AGPM oeuvreront avec le concours de tous à l’obtention des mesures demandées.