Le Bureau de l’Union syndicale constituée le 1er mars dernier par l’AGPB, l’AGPM et la FOP a fait le point sur les sujets d’actualité intéressant le secteur des cultures arables.
Il a dénoncé avec la plus grande vigueur la décision du Sommet européen de décembre dernier autorisant les Etats-membres à pratiquer jusqu’à 20% de modulation supplémentaire sur les paiements directs des exploitants pour financer leurs actions de développement rural.
Il convient de souligner qu’au travers de la modulation obligatoire et du prélèvement en faveur de la réserve nationale, les producteurs, dont la situation financière est souvent précaire vont déjà se voir confisquer une partie significative de leurs revenus. Aussi, tout nouveau prélèvement serait inconcevable.
La décision du Sommet européen constitue en outre une atteinte intolérable à la cohérence de la Politique Agricole Commune. Elle est de nature à provoquer des distorsions de concurrence destructrices entre les agriculteurs des pays de l’UE qui pratiqueraient la nouvelle modulation, ceux des pays qui ne la pratiqueraient pas et, a fortiori, les exploitants des pays-tiers. L’appliquer serait absolument irresponsable.