Greenpeace condamnée pour non respect des biens et des personnes
27/07/2006
L’Association Générale des Producteurs de Maïs se félicite de l’ordonnance de référé rendue ce 26 juillet qui condamne l’association Greenpeace à retirer de son site les données concernant les biens et les personnes de deux agriculteurs.
Cette décision est rendue en faveur de deux de ses adhérents qui ont fait le choix de produire, en toute légalité, des variétés OGM dûment autorisées, et ce malgré les pressions et les campagnes médiatiques, voire les actions violentes et illégales conduites par divers mouvements. L’A.G.P.M. se réjouit donc d’une décision qui traduit le respect du droit et la dénonciation de pratiques et méthodes illégales.
Rappelons que dans le cadre de sa campagne contre les OGM et « en riposte » à la condamnation par la Cour d’Appel d’Orléans des « faucheurs volontaires », Greenpeace a diffusé sur son site internet les noms et prénoms de deux agriculteurs, les coordonnées GPS de leurs parcelles de maïs génétiquement modifié et leurs communes de rattachement, ainsi que les photos aériennes desdites parcelles.
C’est ce qui a conduit ces agriculteurs à assigner Greenpeace en référé afin d’obtenir le retrait des données indiquées sur le site considérant cette insertion illégale et constatant l’existence d’un danger imminent pour leur propre sécurité ainsi que pour celle de leurs familles et de leurs biens.
L’ordonnance en référé qui vient d’être rendue précise en des termes on ne peut plus explicites :
- que s’agissant de productions commerciales dûment autorisées, celles-ci ne sont soumises à aucune obligation de publication, contrairement à l’argumentation délivrée par Greenpeace concernant la directive européenne 2001/18 ;
- que Greenpeace porte atteinte à la vie privée des agriculteurs ;
- et enfin, que la campagne de Greenpeace constitue un danger pour les agriculteurs et leurs familles.
Christophe Terrain, Président de l’A.G.P.M., précise que son organisation apporte un total soutien à ces deux agriculteurs familiaux qui ont obtenu le droit au respect de leur vie privée et de leur sécurité, et au-delà ont dénoncé la stratégie et les méthodes de Greenpeace qui, non sans aplomb, inscrit sur son site la phrase suivante : « Greenpeace pense que le respect de votre vie privée sur le web est un droit fondamental, c’est pourquoi nous veillons à garantir votre sécurité en ligne aussi rigoureusement que possible ».