SACCAGES DES PARCELLES AGRICOLES
ATTEND-ON L’INCIDENT ?
21/08/2006
Une nouvelle parcelle de maïs OGM saccagée chez un agriculteur dans le Gers en toute impunité. Les condamnations verbales du Ministre de l’Agriculture et les instructions données aux Préfets sont une chose, mais il faut surtout agir concrètement contre ces hors-la loi.
Faire ou laisser faire : où est la différence ? C’est le sentiment des maïsiculteurs et de la profession en général face aux nouveaux saccages d’une parcelle de maïs OGM exploitée tout à fait légalement avec une variété autorisée. 2,80 ha détruits devant les forces de l’ordre et sans aucune interpellation en flagrant délit.
L’A.G.P.M. entend réaffirmer très solennellement sa condamnation la plus ferme face à de tels actes qui exigeraient des comparutions et condamnations immédiates, tout comme la réparation du préjudice subi : préjudice économique, mais aussi préjudice humain car les exploitants concernés et leurs proches sont aujourd’hui dans un état de choc au regard de la violence déployée par ces hors-la-loi et de l’impunité dont ils semblent bénéficier.
De tels actes consistant à détruire des cultures, à endommager des installations et à effectuer une terreur psychologique sur des agriculteurs et leurs familles ne peuvent être le fait d’agriculteurs. Non, ils sont le fait d’extrémistes de tout autre milieu pour qui l’acte de production agricole n’a aucune valeur et pour qui le fruit du travail ne mérite aucun respect.
Les maïsiculteurs concernés, et au-delà l’ensemble des agriculteurs, ne resteront pas sans réaction. L’Etat ne doit pas attendre l’incident ou des faits graves pour agir.