M. Mandelson a cru bon de déclarer à un grand quotidien brésilien, le 10 septembre, qu’un échec du cycle de Doha serait « proche d’une attitude criminelle et profondément irresponsable ».
Le Conseil d’Administration d’ORAMA, réuni hier, a pris connaissance de cette déclaration avec effarement.
Les propos du négociateur de l’UE sont extrêmement fautifs. Ils le montrent prêt à conclure les négociations du cycle de Doha à n’importe quelles conditions, quels qu’en soient le coût pour les agriculteurs européens et les dommages pour le développement agricole des pays les moins avancés.
Le mandat de négociation de M. Mandelson n’est pas de favoriser l’agriculture de pays émergents qui ne s’embarrassent ni de lois sociales, ni de réglementation environnementale. Le Conseil des Ministres de l’Agriculture et le Conseil des Affaires Générales de l’UE doivent le lui rappeler aussi fermement que rapidement.
Pour le Conseil d’Administration d’ORAMA, c’est une conclusion des négociations dans l’urgence et sur la base de concessions sacrifiant l’intérêt de millions d’agriculteurs qui serait « proche d’une attitude criminelle et profondément irresponsable ».