Réserve nationale de DPU :
faire preuve de réserve
13/10/2006
Les Pouvoirs publics s’apprêtant à prendre leur décision sur le taux de prélèvement destiné à abonder le montant de la réserve nationale de DPU, ORAMA tient à rappeler sa position : il est absolument indispensable que ce taux soit fixé en fonction de critères objectifs et incontestables.
ORAMA souligne que l’utilisation de la réserve ne peut répondre à d’autres considérations que celles pour lesquelles elle a été constituée : prendre en compte les situations juridiquement injustes et économiquement insupportables dans lesquelles se trouvent certains producteurs du fait d’une application rigide et rigoureuse de la réforme de la PAC. En conséquence, le taux doit être calculé en fonction des besoins correspondant aux programmes prioritaires et spécifiques tels qu’ils ont été définis.
ORAMA demande donc aux Pouvoirs publics, qui savent précisément à quoi s’en tenir, de faire preuve de la plus grande responsabilité et de ne pas céder à la tentation facile de fixer un taux plus important. Les producteurs de cultures arables ne pourraient comprendre que l’avance d’une partie de leurs paiements directs, signe fort de la reconnaissance par le Gouvernement des difficultés réelles qu’ils connaissent, soit amputée d’un supplément de prélèvement infondé. Une telle attitude serait inexplicable et inacceptable. La situation difficile des exploitations spécialisées en cultures arables et de leurs trésoreries commande de montrer à la fois du discernement et de la réserve!
Enfin, ORAMA continue de dénoncer la prise en compte des pénalisations infligées de 2000 à 2002 dans le calcul des DPU historiques par le ministère de l’Agriculture. Il reste nécessaire de mettre fin le plus rapidement possible à cet abus de pouvoir, d’une façon ou d’une autre. °°°°°°°°°°°°°°°°°°° Contact : Pascal HURBAULT, 01 44 31 16 25