ORAMA s’indigne des lourdes amendes infligées hier, à la demande de la Commission européenne, à l’encontre de la FNSEA, de Jeunes Agriculteurs, de la FNB et de la FNPL.
En s’obstinant à raisonner in abstracto à partir de prémisses erronées, les instances européennes viennent d’effectuer un recul d’un siècle en matière de reconnaissance syndicale. Faut-il en conclure qu’elles préfèrent des syndicats qui se cantonnent dans des dialectiques contestataires et extrémistes à des syndicats qui se veulent acteurs constructifs ? En tout état de cause leur comportement surréaliste est inquiétant pour l’avenir de l’UE.
Ce comportement est par ailleurs tout à fait honteux. En effet, c’est bien à cause de l’incapacité de l’Europe à faire face à la situation causée par la crise de l’ESB que les syndicats condamnés ont dû mener, pour sauver des dizaines de milliers d’exploitants, les actions qui leur ont été reprochées. La Commission européenne aurait gagné à faire montre d’un peu de pudeur dans cette affaire.