Réforme de l’intervention : toute anticipation reste injustifiée
26/04/2007
A nouveau, la présidence du Conseil de l’Union européenne formule une proposition de réforme de l’intervention sur le maïs : des volumes interventionnables dégressifs jusqu’à un niveau zéro seraient instaurés et le mécanisme pourrait être réactivé si la situation du marché l’exigeait.
La filière française des grandes cultures réaffirme la nécessité de l’intervention en tant qu’outil de régulation des marchés. Elle rappelle en outre que le déroulement de la campagne a radicalement infirmé les démonstrations de croissance des stocks publics qu’avançait la Commission européenne à l’encontre de cet outil. Enfin, le principe de réactivation de l’intervention ne saurait être considéré comme autre chose qu’un trompe l’œil. Seules des procédures claires, ne laissant aucune possibilité d’interprétation, pourraient garantir que ce principe soit mis en œuvre rapidement. L’expérience acquise sur une question analogue, celle de la flexibilité du taux de jachère, a montré qu’il y avait peu de chances qu’il en soit ainsi.
En conséquence, la filière française des grandes cultures appelle à ce qu’aucune décision ne soit prise avant le bilan de santé de la PAC prévu pour 2008 et avant une analyse fine des perspectives de marché.
De manière plus globale, elle met en garde les pouvoirs publics contre toute préconisation visant à laisser les marchés soumis aux aléas de la production, aux subventions distorsives utilisées par les Etats-Unis et aux fluctuations du dollar. A cet égard, il est incompréhensible et inconséquent que le récent rapport « Perspectives agricoles en France et en Europe » du Conseil d’Analyse économique ait pu faire fi de ces paramètres majeurs.
Contact : Pascal HURBAULT, AGPB, ' 01 44 31 16 25 Yves BOULAY, COOP DE FRANCE,