OMC: la conclusion d’un accord ne peut être une fin en soi
Il semble aujourd’hui que la conclusion d’un accord à l’OMC avant la fin du mois de juin soit devenue une fin en soi aux yeux de certains responsables européens.
Il semble aujourd’hui que la conclusion d’un accord à l’OMC avant la fin du mois de juin soit devenue une fin en soi aux yeux de certains responsables européens.
ORAMA condamne d’autant plus les dernières orientations présentées par le président du Comité des négociations agricoles de l’OMC, Monsieur FALCONER. A suivre ces orientations, l’Union européenne se mettrait quasiment à nu dans ce secteur stratégique que sont les céréales tandis que les Etats-Unis conserveraient leur arsenal offensif et défensif et que le Brésil verrait ses horizons agro-industriels s’élargir considérablement. Quant aux vrais pays en développement, dont l’agriculture serait également perdante, ils auraient toute raison de se sentir lâchés par l’Europe.
Les instances politiques de l’UE, averties des intentions des autorités françaises au cas où un projet d’accord interviendrait sur ces bases, doivent absolument reprendre en main la négociation. L’action qu’a entreprise en ce sens Madame LAGARDE, déjà pleinement consciente de la gravité de la situation, mérite d’être saluée. Il n’est plus possible de laisser faire les négociateurs de la Commission. Ils ont trop fait comprendre aux autres parties qu’elles obtiendraient toujours plus en se montrant intraitables.