De l’augmentation actuelle des prix des céréales et des oléagineux, le ministre de l’Agriculture tire la conviction qu’il est possible, à l’occasion du Bilan de Santé de la PAC, d’amputer les soutiens aux producteurs de grandes cultures au profit d’autres secteurs. Il évoque explicitement maintenant les modifications réglementaires qui permettraient d’y parvenir.
En toute logique, il faut qu’il dise avec autant de précision et de conviction aux producteurs de grains quels moyens devraient être mis en œuvre, en période de marchés moins favorables, pour les préserver d’une chute de revenu aussi dramatique que celle qu’ils ont subie de 1998 à 2005.
Le niveau des productions de grains est par nature extrêmement aléatoire et, même dans un contexte de demande soutenue, les conditions climatiques peuvent tout à fait provoquer des excédents dont l’accumulation fait s’écrouler les marchés. C’est un paramètre de politique agricole que nul ne peut ignorer.