Sur les 22 projets retenus il y a peu par le Gouvernement consécutivement à son appel d’offres de 2006 pour la production d’électricité et de chaleur (« cogénération ») à partir de biomasse, 9 reposent sur l’utilisation de paille, de cannes de maïs et de cultures énergétiques.
Alors que ces dernières semaines ont été marquées par des pluies abondantes, ORAMA et IRRIGANTS de France* rappellent l’importance de l’eau en agriculture et la nécessité d’une politique performante de stockage de l’eau.
Dans le prolongement du Grenelle de l’Environnement, ORAMA[1] s’engage aujourd’hui activement dans le développement de la certification environnementale des exploitations spécialisées en céréales et oléo-protéagineux .
Après le vote au Parlement européen d’octobre 2007, le Conseil agricole européen, cédant aux peurs irraisonnées entretenues par certaines ONG, pourrait rapidement valider un texte ouvrant la porte à l’interdiction de nombreuses familles de produits de protection des plantes essentiels à l’agriculture.
La Commission européenne fait preuve d’un dangereux irréalisme dans ses propositions d’évolution de la PAC en remettant largement en cause des dispositifs -intervention, soutiens directs- qui permettent aux producteurs de céréales et d’oléo-protéagineux de mieux faire face aux aléas des marchés.
Le Conseil d’État a rejeté la requête en référé-suspension déposée par l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs), composante d’ORAMA, contre l’arrêté d’interdiction de production du maïs Bt MON 810. En fait, le juge des référés s’est réfugié derrière la complexité de la réglementation pour s’abstenir de remettre en cause l’arrêté ministériel malgré son caractère manifestement illégal. Ainsi, il a fait l’impasse sur l’urgence que mettaient également en avant les maïsiculteurs en raison des préjudices subis. A l’aube des semis, ces préjudices économiques, sanitaires et environnementaux sont pourtant bien réels.
Les projets de textes réglementaires élaborés à Bruxelles dans le cadre du Bilan de Santé de la PAC suscitent la stupéfaction de l’AGPB, de l’AGPM et de COOP de FRANCE-Métiers du Grain.
L’Association Générale des Producteurs de Maïs, composante d’ORAMA avec l’AGPB et la FOP, a déposé ce matin deux recours au Conseil d’Etat -l’un en annulation, l’autre en référé suspension- contre l’arrêté du 7 février, modifié par un second arrêté du 13, qui interdit la culture du maïs Bt MON 810 en France.
La Commission européenne vient d’officialiser sa proposition de Directive sur les énergies renouvelables. L’AGPB, l’AGPM et la CGB se félicitent d’y voir confirmé l’objectif de 20% d’énergies renouvelables en Europe en 2020, ce qui rendra nécessaire un recours à la biomasse à des fins de production de chaleur, d’électricité et de carburants.
De l’augmentation actuelle des prix des céréales et des oléagineux, le ministre de l’Agriculture tire la conviction qu’il est possible, à l’occasion du Bilan de Santé de la PAC, d’amputer les soutiens aux producteurs de grandes cultures au profit d’autres secteurs. Il évoque explicitement maintenant les modifications réglementaires qui permettraient d’y parvenir.
En lieu et place d’une analyse pertinente de la masse d’informations scientifiques disponibles sur le sujet, ce rapport s’apparente davantage à un catalogue d’affirmations plus ou moins bien argumentées. Les prétendus doutes qui y sont contenus ont déjà été considérés lors d’autres examens du MON810 que ce soit en France ou en Europe : tous ont reconnu l’innocuité du maïs MON810 à la fois pour la santé et l’environnement. En fait : un avis sans véritable fait scientifique nouveau ni des « doutes sérieux » mais une synthèse orale du Président Le Grand délibérément erronée et manifestement « préfabriquée » sur commande.
C’est une présentation biaisée que celle faite hier soir de l’avis rendu à propos du maïs MON 810 par le Comité de préfiguration de la Haute autorité pour les OGM. Sur le fond, au regard des exigences juridiques communautaires, cet avis ne fait en effet apparaître aucun élément scientifique nouveau de nature à fonder la mise en œuvre de la clause de sauvegarde.