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Environnement 
L’environnement au cœur de la maïsiculture
Grenelle de l’Environnement :
L’eau
La protection phytosanitaire
Les OGM

La protection phytosanitaire






Vecteurs de progrès essentiels en agriculture, les produits de protection des cultures sont devenus la bête noire de l’opinion publique si bien que l’une des décisions emblématiques du Grenelle de l’environnement est de diviser par deux le recours aux pesticides d’ici 10 ans.

L’AGPM et l’institut technique Arvalis-institut-du-végétal ont toujours été proactifs pour progresser et raisonner de plus en plus finement le recours à la chimie. Cette évolution est indispensable pour répondre aux attentes sociétales. Pour autant, l’AGPM s’oppose aux décisions qui mettent les producteurs dans des impasses techniques ou en situation de distorsion de concurrence.


 A quoi servent les produits de protection des plantes ?


Les traitements phytosanitaires sont aussi indispensables aux plantes que les médicaments aux humains. Leur rôle est le même : traiter une maladie ou un parasite (virus, bactérie, adventices…) afin de permettre une production en quantité et de qualité.
Les traitements phytosanitaires sont de deux types :
     - préventifs : ils permettent d’éviter une attaque de parasite dans un secteur où on sait qu’il a de grandes chances d’être présent
     - curatifs : ils permettent, une fois la maladie identifiée, de traiter l’origine du mal et les symptômes.
Les produits phytosanitaires en grandes cultures se répartissent en trois familles :
      - les herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes
      - les insecticides pour lutter contre les insectes qui s’attaquent à la plante
      - les fongicides pour lutter contre les champignons.



 Peu de traitements, réalisés en toute transparence


Le maïs est l’une des cultures nécessitant le moins de produits à l’hectare : il reçoit peu d’insecticides ou de fongicides, l’essentiel des traitements utilisés étant des herbicides.
L’ensemble des apports de produits phytosanitaires, les dates de traitement et les doses utilisées, sont précisément inscrits -parcelle par parcelle- dans des cahiers d’enregistrement. Ces documents sont à la disposition des autorités qui peuvent ainsi être informées des pratiques agricoles.



 Les traitements de semences :
la solution idéale pour lutter contre les ravageurs du sol


Grâce à l'application d'une couche de produit sur la graine, cette technique permet de protéger la semence et la jeune plantule de maïs des ravageurs du sol. Ses avantages sont nombreux :
     - En matière de protection de l'environnement, grâce à une action très ciblée où seule la semence est en contact avec le traitement, ce qui restreint les risques de diffusion dans les écosystèmes. 
     - Pour l'agriculteur qui économise des traitements en culture, des heures de travail et les risques éventuels liés à la manipulation des produits.
     - Pour l'agriculture qui, grâce aux progrès des techniques agricoles, continue à offrir des productions de qualité pour un prix raisonnable et dans le respect de l'environnement.
 
Suite aux phénomènes de mortalité d’abeilles et de dépopulation de ruches, les traitements insecticides de semences ont été pointés du doigt et les produits Fipronil et le Gaucho ont été suspendus en 2004. Cette suspension a amené le maïs dans une impasse jusqu’en 2008 alors que de nombreuses études sur les abeilles, et notamment les observations de l’AFSSA, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, ont montré que l’utilisation des traitements de semences n’expliquent pas ces phénomènes. En 2008, l’homologation du Cruiser offre de nouveau une solution pour lutter contre les insectes du sol mais les conditions d’utilisation du produit n’offre qu’une solution partielle car il ne peut être utilisé plus d’une année sur 3. Le réseau de surveillance des abeilles mis en place n’a pas révélé d’effet sur les abeilles en 2008 et reste en place en 2009.



 Diabrotica




La chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera) est un insecte coléoptère parasite des cultures de maïs.
Les dégâts sont causés par les larves qui consomment les racines et éventuellement par les adultes qui consomment les soies.

L’insecte a été introduit en Europe (ex Yougoslavie) au milieu des années 90 en provenance d’Amérique du Nord et a également été rapidement signalé en Italie. Depuis cette époque, les autorités nationales et européennes ont mis en place un système de surveillance qui permet de constater l’avancée permanente du front d’infestation à l’Est de l’Europe. Depuis 2002, il existe une décision de lutte obligatoire qui impose aux Etats Membres d’agir quand l’insecte est détecté sur leur territoire.
 
Ainsi, un réseau de piégeage spécifique fonctionne en France depuis 1999. Les premiers piégeages y ont été réalisés en 2002 près de Roissy. Depuis de nouveaux foyers ont été détectés presque chaque année et en 2008 l’Alsace, Rhône-Alpes et l’Ile de France ont connu de nouvelles intrusions de l’insecte.



Ce nouveau parasite ne met pas a priori en péril la production de maïs car il existe des méthodes de lutte éprouvées aux Etats-Unis, principalement des produits de traitements phytosanitaires contre les larves, ainsi que des OGM résistants à ces mêmes larves.
Mais il faut noter que l’accès à ces solutions est limité en Europe et en France (pas d’OGM, accès limité aux produits phytosanitaires efficaces).
Les dégats liés à l’insecte sont pour le moment inexistants en France, mais la filière, grâce à son institut technique, ARVALIS, étudie le comportement de l’insecte et les moyens de le combattre et de ralentir sa progression en menant des expérimentations dans les pays déjà largement touchés (Italie, Hongrie).
 
Diabrotica est classé « insecte de quarantaine » au niveau européen, c’est à dire qu’il devrait être absent du territoire communautaire. Ceci implique une lutte obligatoire (par des traitements phytosanitaires et une rotation du maïs) dans l’objectif d’éradiquer l’insecte. Mais la présence et la progession continue de l’insecte en Europe mettent à mal cet objectif.
 
 L’AGPM et la CEPM demandent la sortie de Diabrotica de la liste des insectes de quarantaine, ainsi que les moyens de lutte adaptés (produits phytosanitaires et OGM) qui leur permettaient de lutter en routine contre cet insecte qui est bel et bien en cours d’installation durable sur le territoire européen.


 




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