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Tout savoir sur le maïs 
Vue d'ensemble sur le maïs
La plante maïs
De multiples usages
Le maïs et l'environnement
Le maïs en France et dans le monde

Découverte du maïs



Le maïs est la seule céréale absolument dépendante de l’homme pour sa survie. Semé au printemps, il fleurit en été pour être récolté à l’automne. Le maïs se décline en milliers de variétés différentes. Il fait l’objet d’une sélection drastique, qui permet d’en améliorer constamment les performances. Du sélectionneur, qui offre à l’agriculteur tout un éventail de variétés, à l’agriculteur qui sème et soigne ses cultures, la production du maïs s’appuie sur des compétences scientifiques et techniques de haut niveau, qui s’intéressent à tous les aspects de la plante et à toutes ses propriétés.


 La main de l'homme




Bien rebondis, les grains du maïs sont lourds et se disséminent mal naturellement. Aussi, l’intervention de l’homme est vitale à sa survie : le maïs est véritablement une culture « humaine ». Grâce à la technique dite d’hybridation, les sélectionneurs obtiennent des variétés à l’origine de cultures performantes, avec d’excellents rendements même dans des conditions difficiles du fait du climat ou de la présence d’insectes ou de maladies. Tout au long des siècles, la plante s’est renforcée. A titre d’exemple, l’épi de maïs, il y a 7000 ans, ne mesurait pas plus de 2,5 cm en moyenne. Il en mesure 30 aujourd’hui !



L’histoire commence il y a 6000 à 9000 ans, dans lune vallée du sud du Mexique, où les habitants ont domestiqué une plante fourragère, la téosinte.
Une première série de croisements réduit le nombre de tiges à une seule. Puis, il y a 5500 ans, d’autres croisements aboutissent à des grains beaucoup plus gros et à une peau plus molle. Sans protection, ils sont digérés dans le tube digestif des animaux et ne sont plus disséminés. La plante dépend désormais du cultivateur pour se reproduire. Enfin, il y a 4400 ans, les grains sur l’épi se rapprochent et l’amidon devient plus digeste. Sans évolution génétique, le maïs aurait été tout simplement immangeable !
L’homme intervient donc activement dans la longue chaîne de production du maïs et dans l’amélioration constante de la plante. La « filière » maïs requiert des compétences très diverses : nombreuses sont les « fées » qui se penchent sur le berceau du maïs, du généticien travaillant à la connaissance des gènes et de leurs propriétés, au sélectionneur puis au multiplicateur de semences et, enfin, à l’agriculteur maïsiculteur, qui sème la plante, l’alimente, la protège, la soigne, puis la récolte.



 Une plante estivale


Le maïs est semé entre avril et mai. Vient alors la germination : la racine principale, ou radicule, perce la paroi du grain. Puis la première feuille apparaît à la surface du sol : c’est la levée.  La plante fleurit en juillet-août. Début juillet, les parties mâle et femelle se forment : le bourgeon terminal devient le panicule (la fleur mâle), tandis que certains bourgeons forment les épis (la fleur femelle). De mi-juillet à mi-août, le panicule émet du pollen : les ovules sont fécondés et les feuilles terminent alors leur croissance.
De la fin de l’été jusqu’à début octobre, ces ovules fécondés grossissent : c’est ainsi que les grains se forment. Ils se remplissent en stockant sucres (amidon), protéines et matières grasses. En octobre, la plante arrive à maturation. Elle est prête pour la récolte, qui s’étend  jusqu’à novembre. Chaque type de maïs a ses règles. Le maïs grain se récolte entre 25 et 35% d’humidité, pour être séché avant sa commercialisation. Le maïs doux, lui, se récolte très humide (environ 70% d’humidité), après 90 jours de culture seulement. Il est ensuite vendu en épis frais, ou transformé industriellement.



 Le maïs, numéro un mondial des cultures


Un maximum de diversité




Plus de 200 types de maïs répartis à la surface du globe présentent des cycles de végétation étonnamment divers, allant de 60 à 70 jours pour un type très précoce (Gaspée) jusqu'à 10 ou 11 mois pour des types tardifs de régions tro­picales.
La taille des tiges varie également, de 30 - 40 cm environ pour le type Gaspée à plus de 10 mètres dans les régions tropicales comme au Mexique.
Selon les variétés, une seule semence peut produire de 1 à 14 tiges et chaque tige de quelques feuilles à une cinquantaine. Les grains eux mêmes accusent des différences importantes de volume, de couleur et de constitution de l'albumen (corné, sucré, farineux).
Le mais pousse à des altitudes très variées, s'adapte à des climats aussi différents que ceux des régions semi-arides d'Amérique Centrale, d'Europe de l'Est., ou à des climats très humides d'Asie du Sud-Est.

Une culture qui s'adapte



Dès ses origines, le maïs, loin d'instaurer un modèle unique, a procédé par adaptation et diversifica­tion. Des découvertes archéologiques permettent d'affirmer qu'il était déjà cultivé sur les hauts plateaux du Mexique voici sept mille ans. Sa domestication fut antérieure. Mais le maïs sauvage reste inconnu. A-t-il disparu ou n'a-t-il jamais existé ? Il se pourrait que le maïs ait été inventé, créé à partir de sélections et de croisements opérés sur une graminée sauvage, la téosinte,  proche botaniquement. Le maïs n'existerait probablement pas sans les hommes et ne se maintient que grâce à eux.

Du nouveau monde au monde entier





Sur le continent américain, avant l'arrivée des Européens, le maïs était cultivé de l'Est du Canada jusqu'aux approches de la Terre de Feu, tout au sud du continent, et jusqu'à 4 000 mètres d'altitude dans les Andes. Les marins de Christophe Colomb firent la connaissance du "mahiz" dès la traversée historique de 1492. Le navigateur le décrit dans ses carnets comme un blé gigantesque à la tige élégante et aux graines dorées. Quelques-unes d'entre elles revinrent à bord de sa caravelle. En 1494, le maïs était semé à Séville. De là, il allait être propagé en Europe, puis faire le tour du monde, s'acclimatant si bien en certains lieux qu'il y devenait un enfant du pays.

Des hybrides aux maïs de demain





Aux États-Unis, dès les premières années du XXe siècle, des chercheurs ont l'idée de croiser les variétés (lignées) pour en créer de nouvelles plus performantes. C'est le début de l'hybridation. La généralisation des hybrides intervient sur le continent américain dans les années 1930.
Les producteurs des régions françaises, où le maïs était chez eux de longue date, se sont montrés d'abord réticents à l'encontre de ces nouveaux maïs hybrides qui menaçaient de faire disparaître leurs maïs de pays. Des générations avaient élaboré peu à peu des variétés locales, adaptées au climat, aux sols et aux usages locaux. Y renoncer était ressenti comme la perte d'un patrimoine biologique et culturel.
En France, les hybrides mettent une dizaine d'années, de 1950 à 1960, pour s'imposer véritablement.
Cette généralisation des hybrides constitue la première révolution du maïs. Très vite, en effet, les nouvelles variétés confirment leur supériorité sur les races " de pays ". Mais les hybrides américains, à leur tour, ne sont pas totalement adaptés aux conditions climatiques et agronomiques du vieux continent. Dès 1957, l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) met au point des variétés dites "hybrides précoces". Celles-ci permettront à la culture du maïs de s'étendre dans le nord de la France et de l'Europe.
Au XXI siècle, le maïs sera tenu de satisfaire à des attentes différentes et simultanées. Dans de nombreuses régions du monde, il doit  continuer  à assurer à peu de frais, la subsistance de  populations rurales.
Dans l'Union Européenne, l'agriculture se voit confier les missions:
     - de maintenir l'autonomie alimentaire,
     - de privilégier les produits de terroir,
     - de participer à l'amélioration du cadre de vie tout en contribuant à la préservation, si ce n'est à la restauration du milieu naturel.



 la vie du maïs


Semé en avril-mai, le maïs fleurit en juillet-août et ses grains sont récoltés en octobre-novembre. La plante entière peut aussi être récoltée et ensilée avant la maturité complète du grain pour l'alimentation des ruminants.
Le maïs aime les  terres  fraîches bien aérées et un minimum de chaleur



Mi-avril / fin mai : Semis / levée






Germination : la radicule (racine principale) perce le tégument (paroi) du grain.
Levée : la première feuille apparaît à la surface du sol, les plantules marquent le rang

Début juillet / mi-juillet : Formation de la panicule et de l'épi







Le bourgeon terminal s'allonge pour se transformer en panicule (fleur mâle) qui émerge du cornet de feuilles.
Un ou plusieurs bourgeons axillaires se transforment en épis (fleur femelle) ; les soies commencent à s'allonger,

Mi-juillet / mi-août: Floraison






Les soies apparaissent hors de l'épi. La panicule émet du pollen. Les ovules sont fécondés. Les feuilles ont alors fini leur croissance.

Fin août / début octobre : Formation des grains





Les soies brunissent. Les ovules fécondés devenus grains grossissent. Les grains se remplissent. Ils stockent des sucres (amidon), des protéines, des matières grasses. En perdant de l'eau, ils passent progressivement d'un stade laiteux à un stade vitreux (la matière sèche s'accumule).

Octobre / novembre : Récolte



Le maïs fourrage se récolte lorsque la teneur en matière sèche de la plante entière est comprise entre 32 et 35 %. Les plantes entières sont broyées et stockées à l'abri de l'air et de la lumière sous une bâche plas­tique.
Le maïs grain est récolté à un taux d'humidité compris entre 25 % et 35 %. Le grain est ensuite séché pour atteindre 15 % d'humidité avant d'être commercialisé.
Le maïs doux est récolté à 70-72 % d'humidité après environ 90 jours de culture et transformé industriellement (conserve et surgelé) ou vendu en épis frais.


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