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une production durable, respectueuse de l'environnement



Avec l'expérience, les agriculteurs ont appris à fertiliser et à protéger le maïs avec des produits de plus en plus précis, avec de nouvelles matières agissant à faible dose, sans préjudice pour l'environnement. C’est l’agriculture dite « raisonnée », qui tend à se généraliser. Elle concilie respect de l’environnement, efficacité de production et qualité des produits. Les bonnes pratiques agricoles sont de plus en plus répandues et les progrès dans ce domaine sont constants et considérables. Enfin, contrairement à certaines idées reçues, les maïsiculteurs utilisent l'eau avec intelligence et parcimonie, et l'économisent avec soin, tout en veillant à ne pas la polluer.


 Vers une pollution zéro


Le maïs est une culture peu traitée. Les produits phytosanitaires utilisés pour soigner la plante sont pour la plupart des herbicides, répandus sur le sol. En veillant au respect des doses minimes et aux facteurs extérieurs (vent, humidité…), le maïsiculteur sait se prémunir contre les risques de contamination des eaux de surface.
Le maïs consomme peu d’azote, principalement entre juin et août, période pendant laquelle la libération d’azote issue de la matière organique du sol est justement à son maximum. Un bon point. Les maïsiculteurs fractionnent par ailleurs les apports  d’azote pour les ajuster au mieux aux besoins de la plante, au fur et à mesure de ceux-ci, et éviter les déperditions. Une irrigation optimisée contribue à cet ajustement.
Demain, les OGM, si les agriculteurs français peuvent les utiliser un jour comme le font déjà les producteurs américains ou espagnols, permettront d’utiliser encore moins d’insecticides et de consommer moins d’eau.



 Certes, le maïs aime l'eau...mais seulement en été !


Le maïs aime trop l’eau, disent les mauvaises langues! Elles ont tout faux. En réalité, le maïs consomme peu d’eau. Bien moins en tout cas que d’autres espèces très cultivées, riz, blé ou pomme de terre en tête. Cependant, ses besoins se concentrent autour de la floraison, c’est-à-dire au plus fort de l’été, justement quand l’eau se fait plus rare.  Le maïs boit peu, mais il boit surtout quand tout le monde a soif !
Les maïsiculteurs, véritables précurseurs d’une attitude citoyenne en matière d’écologie, se sont  engagés depuis plus de 15 ans dans une gestion raisonnée de l’eau.  En s’équipant pour assurer une bonne irrigation des cultures, ils apportent à la plante la quantité d’eau strictement nécessaire à ses besoins. Nombreux sont les agriculteurs à être équipés de compteurs d’eau, qui leur permettent de se conformer rigoureusement aux programmes de limitation des prélèvements.  Les agriculteurs savent la valeur de l’eau et font tout pour la préserver. Quelques initiatives sont à souligner, comme la mise en commun de la gestion de l’eau par plusieurs producteurs. Ceux-ci peuvent ainsi établir des « tours d’eau », évitant des prélèvements simultanés. Pendant la canicule de l’été 2003, les maïsiculteurs se sont imposés de sacrifier une partie de leur production, pour partager l’eau, devenue rare, avec leurs concitoyens. Des maïsiculteurs se sont réunis récemment pour rédiger, appliquer et diffuser une « Charte de l’Irrigant », dans laquelle ils prennent volontairement des engagements précis et contraignants visant à économiser l’eau. 



 Un engagement contraignant...


Par ailleurs, il vient de se créer en France, toujours à l’initiative des maïsiculteurs, une « charte de production raisonnée du maïs ». Cette charte respecte les objectifs de l’agriculture raisonnée, une agriculture à la fois efficace et respectueuse de l’environnement. L’application de cette charte est soumise à un contrôle par des organismes agréés. Pour le producteur maïsiculteur, il s’agit d’un engagement volontaire de traçabilité. La « charte de production raisonnée du maïs » tend à définir, pour chaque situation, étape par étape, la meilleure méthode de production dans un souci de protection de l’environnement. Elle repose sur un manuel technique précis, qui expose les « règles de l’art » de la maïsiculture citoyenne et efficace. Bénéfice attendu, pour les agriculteurs comme pour le public : une réelle transparence des pratiques, un respect de l’environnement, et une sécurité accrue pour tous. Pour qu’un maïsiculteur soit reconnu comme pratiquant une production raisonnée, il doit être en mesure de prouver son respect des différents points de la Charte, au  travers d’un engagement volontaire de traçabilité. Les pratiques environnementales dictées par la Charte sont souvent contraignantes. Elles génèrent, de ce fait, des pertes de temps et de revenu pour le maïsiculteur. D’où le souhait émis par certains producteurs de bénéficier de compensations financières de la collectivité, afin que l’application de cette Charte puisse plus rapidement être généralisée, grâce à un effort de l’ensemble des citoyens.



 ...aux bénéfices inestimables


Les consommateurs, et au-delà, la société toute entière, disposeront ainsi de l’assurance d’une agriculture totalement engagée dans la transparence, le respect de l’environnement et le respect des consommateurs. Les bénéfices attendus pour la collectivité sont inestimables, non seulement en termes d’écologie, mais aussi de sécurité pour tous. A terme, les producteurs auront beaucoup à y gagner eux aussi : une meilleure image, ouverte vers la société, un marché renforcé et une meilleure valeur de leurs produits, avec des méthodes de production irréprochables, efficaces et parfaitement identifiées, répondant aux attentes des consommateurs et des citoyens.  


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