Les analyses « grain » concernent la qualité technologique et sanitaire.
D’autres analyses telles que les constituants physico-chimiques et « analyses commerciales » entrent également dans cette thématique.
Qualité technologique
Les qualités technologiques sont déterminées en fonction de l’utilisation industrielle finale amidonnerie-semoulerie. Le promatest, mis au point à l’origine pour l’utilisation amidonnière, a aujourd’hui une utilisation polyvalente. Mis au point en 1990, il s’appuie sur l’analyse de la dénaturation des protéines thermo-sensibles contenues dans le grain. Son utilisation, dans la phase post-récolte et séchage, permet d’apprécier les conditions de traitement et d’identifier les éventuelles altérations subies par le grain. Nouveau ! Sur cette même base, à partir d’un conditionnement d’échantillons humides en laboratoire, il est possible d'apprécier le comportement et la résistance des hybrides de maïs au choc thermique subi durant le séchage.
Le test de sédimentation spécifique au débouché amidonnier est une technique de laboratoire très proche du process industriel. Grâce au différentiel de densité entre protéines et amidon, la netteté de séparation des deux éléments traduit le respect des qualités originelles agronomiques.
La vitrosité de l’albumen associée à l’absence de fissures constitue les principaux éléments clés pour l’obtention d’un rendement optimal pour l’industrie semoulière.
Le rendement semoulerie est approché par : - l’utilisation de l’infra rouge pour l’expression de la dureté de l’albumen avec le Rendement Brut en Semoule (RBS). - l’utilisation d’un fragmenteur pilote pour l’expression du Rendement Brut en Hominy (RBH).
Le test de flottation conduit à séparer les grains sur le critère de la densité. Cette densité est étroitement corrélée avec la dureté et la vitrosité de l’albumen.
Qualité sanitaire
La qualité sanitaire se définit essentiellement par les teneurs en différentes mycotoxines et en ergostérol. Les teneurs maximales pour l’aflatoxine et l’ochratoxine sont réglementées. Pour d’autres, telles que la zéaralénone, la DON et les fumonisines, les seuils de concentration sont en cours de réglementation.
Deux techniques pour deux usages : La qualification et la quantification des mycotoxines peuvent être obtenues, soit par technique ELISA, soit par chromatographie. Bien que les méthodes ne soient pas toutes décrites dans des référentiels AFNOR ou ISO, la technique chromatographie fait office de référence. La technique ELISA, moins coûteuse, est réservée à des usages de screening. Le laboratoire participe aussi activement aux travaux qui serviront à la normalisation de ces méthodes.
Les techniques « ELISA » mises en œuvre au laboratoire, quantifient les mycotoxines recherchées et sont régulièrement contrôlées et validées avec les références issues d’analyses internes ou de « ring test » BIPEA ou IRTAC.
Les 4 chaînes d’analyses chromatographiques, gaz et liquide, représentent pour les acteurs de la filière un outil de référence dans le contexte des exigences liées aux démarches HACCP, de traçabilité et de fixation de seuils réglementaires.